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Pratique
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En chemin Apporte, dès le premier jour de marche et même avant, un soin particulier à tes pieds: s'ils te laissent en paix, tout le reste n'est qu'une question d'endurance! Enduis-les de crème, de vaseline, ou poudre-les soir et matin, après le lavage, ou, dans les cas extrêmes, à la place! Si tu remarques de petites ampoules (cloques) qui ne sont pas sous tension ou frottement, il vaut mieux ne pas y toucher. Si les cloques sont grosses, sous tension, dans des zones de frottement, tu peux, après avoir lavé et désinfecté la peau, les percer au moyen d'une aiguille passée à la flamme et les recouvrir, après nouvelle désinfection, de pansement adhésif (genre Dermaplast). En cas de problème plus sérieux, n'hésite pas à solliciter l'hospitalier ou le gardien du gîte: un passage chez le médecin et un ou deux jours de repos peuvent éviter des désagréments bien pires, surtout en cas de tendinite aiguë! Ton expérience de marcheur t'enseignera, et, parfois, t'obligera à profiter des heures fraîches de la journée, surtout en été, à planifier tes étapes selon tes possibilités et les hébergements mentionnés dans les guides. Il est prudent de prévoir les deux ou trois prochaines étapes en fonction de ces deux contraintes, voire, quand cela est possible, de réserver son gîte (Suisse, France). Mais... prévoir à plus long terme serait se priver d'expériences inattendues, de découvertes surprenantes! Ce délicat équilibre entre prévoyance et disponibilité à l'imprévu se cherchera aussi en fonction du nombre de marcheurs et de la saison: un groupe de huit pèlerins en plein été ne peut guère improviser ses étapes. Dans les gîtes, comporte-toi dans l'intérêt de la communauté: à l'entrée, attends patiemment que l'hospitalier, selon ton rang d'arrivée (en été, en cas d'affluence) vise ta crédentiale et t'attribue un lit. Si tu es cycliste, accepte avec philosophie de devoir attendre le début de la soirée pour t'installer: il te sera plus facile, en cas d'affluence, même si tu es fatigué, de parcourir 10 kilomètres supplémentaires -jusqu'au prochain gîte- qu'à un piéton! Souviens-toi que l'eau
chaude est souvent limitée, libère douche, bac à
lessive, cuisine en bon état après un usage rapide. Tous
ont besoin d'un sommeil réparateur dès 22 heures, et, si
tu quittes le dortoir à 5 heures, pense à ceux qui dorment
encore. Il va sans dire que, le matin, tu laisseras ta place en parfait
état, comme toi-même souhaites la trouver en arrivant: le/la
pèlerin(e) n'exige pas, mais reçoit et, même si les
conditions offertes sont précaires, remercie. Quand aucun tarif
n'est fixé, il est honnête et courtois de laisser une obole
("donativo") qui permet aux hospitaliers, paroisses et communes
d'entretenir, voire d'améliorer l'accueil. Il serait malvenu de
se faire une gloire de voyager gratuitement, à la bonne grâce
des populations locales... souvent plus démunies que toi ! Au Moyen-Age
déjà, on payait son écot dans les auberges. Même
si tu es invité, il y a de nombreuses façons de manifester
ta reconnaissance: un petit coup de main, une surprise pour les enfants,
une carte postale de Santiago ou, de retour en Suisse, une petite attention
(carte, chocolat...) feront toujours plaisir et perpétueront cette
chaîne d'amitié que constitue le Chemin. Prends le temps
de la rencontre, de la petite conversation avec le passant, jouis du paysage,
visite villages et églises, goûte à la cuisine locale
et fais-en compliment autour de toi: en donnant, tu reçois et fais
ton Chemin. |
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