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Traces
de pèlerinage (suite)
Toutefois,
la présence des pèlerins a laissé des traces que
nous suivons encore aujourd'hui. Ce sont les innombrables éléments
du paysage routier, tels les croix de chemins, les croix vicinales, les
crucifix, c'est-à-dire les représentations du Christ en
croix, les oratoires et les chapelles, routières ou non, en partie
aussi des églises, des couvents et des cathédrales. Situés
bien en vue, ces signes avaient avant tout une fonction pratique, celle
d'offrir au pèlerin novice ou expérimenté des points
de repère. C'était particulièrement important dans
un temps où la grande majorité de la population était
illettrée, car on pouvait se souvenir facilement du contenu d'un
oratoire, par exemple l'image d'une sainte particulière. En même
temps, ces éléments d'accompagnement de la voie ont atteint
une signification et une pérennité certaines grâce
aux pèlerins qui à travers les siècles les ont recherchés
et entretenus.
Le nom de nombreuses vieilles auberges fait encore aujourd'hui référence
au pèlerinage, avec des enseignes à l'Ange, aux Trois Rois,
à la Croix ou même " Zum durstigen Bruder " (Au
frère assoiffé), et bien d'autres encore. Le renouveau des
" chemins de Compostelle " a provoqué depuis le début
des années 1990 la création de gîtes pèlerins
le long des voies jacquaires en France et de " refugios " le
long du " camino " en Espagne.
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